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Les préparations à la naissance

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Presque toutes les femmes savent que la préparation à l’accouchement existe, et pourtant peu de femmes y ont recours.

 

Tout d’abord parce que peu de maternités publiques vous la propose, étant de plus en plus débordées en raison des regroupements, mais de ce fait, personne ne vous en parle ! Pourtant, vous pouvez faire vos préparations à la naissance partout avec des sages-femmes libérales. Ensuite, la préparation à la naissance ayant été appelée pendant de longues années « accouchement sans douleur » à l’ère de la péridurale les femmes, en général, vous ne pensez pas en avoir besoin. Pourtant, la préparation est maintenant plus tournée vers l’apprentissage à la Parentalité que vers l’accouchement sans douleur, même si, et nous y reviendrons, certaines peuvent être très efficaces. De plus, les consultations étant de plus en plus succinctes, surcharges de travail obligent, c’est une excellente manière d’avoir des compléments d’information, car ce sont des lieux de prévention. Vous pourrez y rencontrer d’autres femmes, et c’est souvent rassurant. La sécurité sociale en rembourse 8 séances à 100 %, quel que soit la date de début, à condition quelle soient faites par une Sage-femme ou un Médecin. La première est obligatoirement individuelle, il est conseillé de la faire dans le premier trimestre, car elle est un complément aux informations des consultations. Les autres seront réparties dans la grossesse selon la méthode employée.

ASD (accouchement sans douleur)

Cette méthode date de 1950, elle avait été ramenée de Russie par le Dr Lamaze (détail amusant les Russes actuellement ne la connaissent pas) Elle se base sur le fait que la douleur est considérée comme le résultat de la peur ancestrale de l’accouchement transmise oralement par les femmes de génération en génération avec une réaction pavlovienne : « J’entends le mot douleur et j’ai mal ». Elle consiste donc en un déconditionnement à cette douleur et comporte :

  • Une information sur la grossesse et l’accouchement, afin de rassurer la future mère.
  • L’apprentissage d’une respiration particulière ; la respiration haletante ou « respiration du petit chien » avec sa variante : « la respiration de la bougie », cette dernière réservée à l’envie de pousser trop précoce. Ces respirations contrôlées étaient censées éviter l’arrivée inopinée de la douleur dans la partie cérébrale de la conscience, en envahissant, tel un phare, le cerveau d’une sensation plus forte que la douleur utérine, de ce, fait le cerveau ne pouvait plus l’intégrer.
  • Une asepsie verbale du corps médical, celui-ci ne devant en aucun cas prononcer le mot « douleur » afin d’en déconditionner la patiente.
  • La pratique d’une gymnastique susceptible de préparer le corps à cette épreuve.

 

Les avantages et les inconvénients

Lorsque la méthode est arrivée en France, elle a présenté d’énormes avantages par rapport d’une part à l’ignorance de 90% des futures accouchées et d’autre part à l’isolement des parturientes dont auparavant on ne s’occupait guère, les laissant crier toutes seules en leur intimant malgré tout l’ordre de se taire. Des collègues à peine plus âgées que moi m’ont volontiers raconté qu’elles savaient parfaitement reconnaître au cri les différentes phases du travail et de l’accouchement ! Une méthode similaire avait été auparavant expérimentée en Angleterre par le Dr Rives. Celui-ci avait remarqué que les clientes, qu’ils connaissaient bien, accouchaient mieux que les autres, et en avait conclu que la relation était importante, il recevait donc ses patientes pour les informer sur leur grossesse et leur accouchement futur. Aujourd’hui la méthode Lamaze est dépassée. Les progrès dans les recherches sur la douleur ont montré que celle-ci n’était pas que psychologique, en outre les respirations accélérées généraient des hyperventilations similaires aux crises de spasmophilie et entraînaient des spasmes musculaires aggravant les pathologies obstétricales.

 

La Sophrologie

C’est une méthode qui associe les apports du yoga et du zen, de l’autosuggestion et de l’hypnose. Elle a été crééé par un Espagnol : le Dr Caycedo. Dans la préparation à l’accouchement, elle comprend une mise en relaxation dynamique, debout, assise ou couchée, dans un niveau de conscience particulier appelé état «  »sophronominal » », état intermédiaire entre la veille et le sommeil. Le sujet peut alors se dégager des sollicitations angoissantes du monde extérieur. Dans un premier degré, la relaxation dynamique, à travers des exercices respiratoires et physiques, va permettre de prendre conscience du schéma corporel et à la femme enceinte de mieux vivre les changements de son corps. Dans un deuxième degré, la relaxation contemplative, composée d’exercices de visualisation, facilitera l’adaptation de la femme à son futur état de mère. Dans un troisième degré, la relaxation méditative dynamique préparera la femme enceinte, en lui faisant mobiliser les muscles du bas-ventre, à vivre son accouchement dans de bonnes conditions, avec une sorte d’analgésie. Il y a même, dans ce cas, possibilité de déclencher l’accouchement, lorsque l’on le désire !.

Quelques remarques :

  • Cette méthode n’est pas accessible à tout le monde, comme toutes les méthodes demandant une concentration à la limite de l’hypnose.
  • Il faut aller voir, de ce fait, des personnes très compétentes, et familiarisées avec les accouchements.
  • Votre accouchement doit pouvoir se faire avec des personnes respectant scrupuleusement votre préparation, car les patientes ont souvent témoigné de difficultés à entrer et à sortir de leur état  » sophrominal « , en raison de l’impatience ambiante qui les dérangeait.

En conclusion

Les résultats, si les conditions sont réunies, sont globalement positifs.

 

Le Chant prénatal

Cette méthode est basée sur les théories de psychophonie de M.L.Aucher, qui met en évidence la correspondance des notes et des organes. Elle a été mise au point pour la grossesse par une sage-femme Chantal Verdière. La mère va, à l’aide de vibrations, entrer en contact avec son bébé et, elle émettra des sons d’  » ouverture  » qui lui permettront d’ouvrir son col lors de l’accouchement.

 

L’apprentissage

Inutile d’avoir fait du chant, au contraire. Vous pourrez vous préparer à n’importe quel moment de la grossesse, et les séances seront réparties durant celle-ci à raison d’une fois par semaine.

 

La préparation en piscine

Cette préparation est plus axée sur la préparation du corps que sur l’indolorisation de l’accouchement ; bien que si, vous êtes « en forme » vous serez de toute façon plus apte à assumer son aspect physique. Elle peut être entreprise dès le début de la grossesse, mais reste très intéressante même si vous ne commencez qu’au moment du congé de maternité.

 

Les séances

Vous devez prendre contact avec une piscine où les séances sont organisées dans le cadre de « maternité et natation ». L’eau est, en général, entre 30° et 32°. Cette température est nécessaire pour que vos muscles, comme pour les rééducations des grands traumatisés, soient chauds et puissent travailler sans forcer. L’eau est le milieu idéal pour, en vous dégageant de la pesanteur, mobiliser vos muscles. Ceux-ci pourront être tonifiés sans créer de contractions utérines. Même si vous ne savez pas nager, ou si vous avez peur de mettre la tête sous l’eau, vous pouvez faire cette préparation qui, au contraire, vous libérera de toute angoisse.

Durant ces séances, vous pourrez faire travailler tous vos muscles, assouplir votre bassin, faire des exercices respiratoires qui vous prépareront à l’accouchement, en particulier pour la poussée, car vous pourrez vous familiariser avec l’apnée sans angoisse. Vous pourrez également travailler des muscles très difficiles à tonifier hors de l’eau, sans risques, en particulier les abdominaux. En même temps, vous pourrez jouer avec votre bébé à qui le massage de l’eau à travers votre paroi abdominale procure assurément beaucoup de joie, il suffit d’observer ses mouvements lorsque vous êtes dans l’eau.

 

Le Yoga

 

Le yoga peut apporter des éléments très importants dans la préparation à la naissance et à l’accouchement. Il se propose d’apprendre :

  • La maîtrise de la respiration ;
  • Le contrôle de la décontraction ;
  • Le travail de la musculature ;
  • La maîtrise de la « compartimentation musculaire », indispensable pour exécuter la bascule du bassin, en particulier, pour la poussée.

 

La respiration

Elle est profonde et fait appel aux techniques basées sur le contrôle de toutes les fonctions respiratoires. Elle ne demande pas un entraînement extraordinaire, mais plutôt une compréhension des mécanismes respiratoires.

 

Le contrôle de la décontraction

Cette approche est plus complexe et réclame des capacités de contrôle du corps plus importantes que pour la respiration.

 

Le travail de la musculature

Il représente la partie la plus intéressante de la préparation par le yoga, mais sans doute la plus dangereuse. C’est pourquoi, lorsque vous avez le choix, optez pour vous guider pour une sage-femme pratiquant le yoga ou, à la rigueur, pour un professeur spécialisé dans les femmes enceintes plutôt que pour des professeurs non familiarisés avec les grossesses. En effet la musculation, si elle peut dans certains cas être continuée longtemps pendant la grossesse, risque de générer des contractions utérines qu’il faudra repérer très vite, et seuls les spécialistes sauront vous aider.

 

La maîtrise de la compartimentation corporelle

C’est la partie la plus difficile et peu de femmes ont le temps de l’acquérir en quelques semaines !

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