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Ménopause

La ménopause est la période de la vie d’une femme marquée par l’arrêt de l’ovulation et la disparition des règles. Une phase de pré-ménopause la précède. Bouffées de chaleur, fatigue, irritabilité, troubles du sommeil… font partie des multiples symptômes qui apparaissent à la ménopause.

Des Gynécologues médicaux et obstétricaux,  reconnus et expérimentés, vous accueilleront au Relais Maternité pour toutes vos consultations gynécologiques (suivi de grossesse , ménopause , infertilité, prolapsus, etc…)

Si vous ne trouvez pas l’intitulé correspondant à votre souhait, veuillez contacter directement le

Centre Relais Maternité  Bugeaud au 01.42.73.52.53

Centre relais maternité Courcelles au  01.42.27.09.35

Qu’est-ce que la ménopause ?

La ménopause est la période de la vie d’une femme où les règles (menstruations) s’arrêtent définitivement. Elle intervient généralement vers 50 ans (entre 45 et 55 ans).

La ménopause est un phénomène naturel. Elle survient lorsque les ovaires arrêtent leur sécrétion hormonale (œstrogènes et progestérone) et la formation d’un ovule chaque mois.

Les problèmes potentiels liés à la ménopause sont de deux types : les symptômes (bouffées de chaleur, insomnie, fatigue, irritabilité…), et le risque augmenté de certaines maladies (ostéoporose, maladies cardiovasculaires, cancer du sein, de l’utérus…).

AVANT LA MÉNOPAUSE : LA PRÉ-MÉNOPAUSE

La ménopause débute avec une période charnière : la pré-ménopause. Elle peut durer de deux à quatre ans.

La pré-ménopause se distingue par :

  • une alternance de cycles courts et longs (les règles sont irrégulières);
  • un syndrome prémenstruel (avant les règles, les seins sont tendus et l’humeur est irritable).

Ces signes surviennent, en général, vers l’âge de 47 ans et sont dus à une carence en hormone progestérone, l’une des principales hormones féminines. La sécrétion d’œstrogènes est préservée.

Les symptômes lors de la ménopause

La ménopause s’accompagne fréquemment de troubles dits climatériques (symptômes qui accompagnent les modifications hormonales associées à l’arrêt de la fonction ovarienne) dont l’intensité varie selon les femmes. Ces symptômes sont dus à la carence hormonale en œstrogènes et en progestérone. Ils ne sont pas systématiques et certaines femmes y échappent complètement.

Ces troubles sont :

  • des bouffées de chaleur ou bouffées vasomotrices (présentes chez huit femmes sur dix). Ces manifestations (dues à l’arrêt de sécrétion des œstrogènes) se traduisent par une brusque sensation de chaleur, suivie d’une rougeur, de sueurs et de frissons. Brèves, les bouffées de chaleur durent rarement plus de quelques minutes. Elles peuvent être occasionnelles ou survenir plusieurs fois par heure. Elles se manifestent surtout la nuit et perturbent le sommeil. Elles apparaissent également la journée : elles sont alors favorisées par la chaleur ambiante, la prise d’un repas, l’alcool, l’exercice et l’émotion;
  • des sueurs nocturnes isolées ;
  • des maux de tête;
  • une fatigue ;
  • des insomnies, une irritabilité, de l’anxiété ;
  • des douleurs articulaires.
Le diagnostic de la ménopause

Le diagnostic de la ménopause repose sur l’absence de règles depuis 12 mois chez une femme d’environ 50 ans. On parle de ménopause précoce lorsque celle-ci survient avant l’âge de 40 ans. Aucun test n’est, a priori, nécessaire dans ce cas.

En cas de doute, le médecin peut recourir au « test à la progestérone ». Cela consiste à prescrire cette hormone 10 jours par mois, pendant trois mois d’affilée. S’il s’agit d’une ménopause, les règles ne réapparaissent pas.

Les dosages hormonaux sont le plus souvent inutiles car la prise en compte de l’âge et des signes cliniques suffisent.

Les traitements au moment de la ménopause

La décision de prescrire un traitement hormonal substitutif de la ménopause (THM) prend en compte l’importance des symptômes et l’état de santé de la personne concernée. D’autres traitements existent pour soulager les symptômes.

L’intensité des symptômes de la ménopause est variable, et beaucoup de femmes n’ont pas besoin de traitement. Toutefois, il peut être proposé lorsque les symptômes deviennent gênants.

Les traitements en période de pré-ménopause

En période de pré-ménopause, un traitement à base de progestatifs ou un contraceptif oral faiblement dosé peut soulager les troubles.

Les traitements en période de ménopause

Différents traitements sont disponibles lors de la ménopause.

Les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause (THM)

Les autres médicaments proposés lors de la  ménopause.

La prise en charge des maladies pouvant survenir après la ménopause

À la ménopause, certaines maladies peuvent survenir du fait d’un risque augmenté à cette période de la vie des femmes. Il convient de faire le point sur ses facteurs de risque avec son médecin traitant.

L’ostéoporoseLes maladies cardiovasculaireLa phlébiteLe cancer du sein et du corps de l’utérus
L’ostéoporose touche près de trois millions de Français (majoritairement des femmes ménopausées), mais seulement 600 000 le savent et se font suivre. Il existe pourtant des traitements capables de réduire les risques de fractures, premières complications de cette fragilisation osseuse (une Européenne est victime de fracture liée à l’ostéoporose toutes les 30 secondes).
Certains problèmes de santé s’améliorent après la ménopause

Les fibromes utérins se développent fréquemment chez les femmes entre 30 et 50 ans, au cours de la période d’activité génitale. Les œstrogènes jouent un rôle dans leur évolution. Après la ménopause, avec l’arrêt de la production d’œstrogènes, et en l’absence de traitement hormonal substitutif, les fibromes utérins régressent en général spontanément.

L’endométriose  est une affection chronique qui se développe durant toute la période d’activité génitale de la femme. Ainsi, à chaque cycle menstruel et en l’absence de traitement, les lésions prolifèrent, saignent et laissent des cicatrices fibreuses. Dans tous les cas, l’endométriose diminue (et disparaît généralement) après la ménopause.

La migraine  dite cataméniale (qui survient au moment des règles) est favorisée par la chute hormonale. Après la ménopause, cette forme de migraine s’atténue, voire disparaît.

Bien vivre lors de la ménopause

Les troubles de la ménopause sont plus ou moins gênants selon les femmes, et plus ou moins bien supportés. Il est alors essentiel d’être davantage à l’écoute de son corps et de miser sur une meilleure hygiène de vie.

Limiter les bouffées de chaleur dues à la ménopause

Voici quelques conseils pour éviter d’avoir trop de bouffées de chaleur :

  • Évitez l’alcool, le café et les plats trop chauds ou épicés.
  • Portez plusieurs couches de vêtements légers que vous pourrez enlever et remettre au besoin.
  • Baissez le thermostat ou utilisez un ventilateur.
  • Luttez contre le stress qui aggrave les bouffées de chaleur.
  • Pratiquez des techniques de relaxation.
  • Utilisez des astuces comme le brumisateur d’eau à portée de main.

Réduire les risques cardiovasculaires et d’ostéoporose

L’ostéoporose  et les maladies cardiovasculaires peuvent être prévenues par un mode de vie adapté. Une alimentation  saine, l’arrêt du tabac, si besoin, et une activité physique régulière sont indispensables après la ménopause.

Pourquoi prend-on  du poids à la période de la ménopause ?

Entre 42 et 50 ans, la prise de poids moyenne est de 0,8 kg par an et même 1,5 kg pour 20 % des femmes.

En cause :

  • la chute d’œstrogènes ;
  • la baisse du métabolisme de base, avec la diminution de la masse musculaire et de la dépense énergétique ;
  • parfois, de nouvelles habitudes alimentaires.
Soyez attentive à votre alimentation

Essayez de mettre en pratique les conseils alimentaires suivants :

  • Adoptez un régime alimentaire sain et équilibré, riche en calcium. Mangez du poisson, des viandes blanches, des fruits et des légumes, et privilégiez l’huile d’olive.
  • Évitez la charcuterie et les viandes rouges en excès.
  • Faites attention aux plats préparés (industriels) et mijotés en sauce. Ils sont souvent riches en sucres, graisses et sel. Dans la mesure du possible, préparez vous-même vos plats. Privilégiez une cuisson à la vapeur plutôt qu’au beurre ou en friture.
  • Veillez à avoir un apport suffisant en calcium. Associé à la vitamine D, naturellement présente dans l’organisme sous l’effet des rayons UVB de la lumière, le calcium renforce la masse osseuse en se fixant sur les os. En cas de carence en vitamine D par manque d’ensoleillement, un supplément alimentaire peut être apporté.
  • Attention au grignotage en dehors des repas. Veillez à manger de tout et de façon équilibrée pendant les repas pour ne pas ressentir de sensation de faim.
  • Modérez votre consommation d’alcool : pour votre santé, ne dépassez pas deux verres d’alcool par jour. Par ailleurs, l’alcool est une boisson particulièrement calorique, et, même en faible quantité, il augmente la tendance à la prise de poids observée à la ménopause.
Arrêtez votre consommation de tabac
Il existe des aides efficaces pour arrêter de fumer

Parlez-en avec votre médecin traitant.

Vous êtes dépendant au tabac ? Vous pouvez prendre un traitement de substitution à la nicotine sous forme de timbres, de gommes à mâcher ou de comprimés à faire fondre sous la langue. Si les dosages sont adaptés, ces substituts comblent le manque de nicotine. Les effets liés à l’arrêt du tabac (irritabilité, difficultés de concentration, humeur dépressive, troubles du sommeil ou de l’appétit, etc.) disparaissent ou diminuent.

Pour vous aider à arrêter de fumer, l’Assurance Maladie peut vous faire bénéficier d’un remboursement forfaitaire sur les substituts nicotiniques dans toutes les pharmacies, sur présentation de votre ordonnance.

Apres la ménopause restez active

Vous pouvez modifier vos habitudes au quotidien pour réduire les risques cardiovasculaires et d’ostéoporose  liés à la ménopause :

  • préférez les escaliers à l’escalator ou à l’ascenseur ;
  • faites les petits trajets à pied, plutôt qu’en voiture ou en transports en commun ;
  • promenez-vous à pied durant vos moments libres ;
  • essayez d’avoir une activité physique chaque jour. C’est le cas lorsque vous entretenez votre maison (nettoyage, jardinage…)
Après la ménopause, faites-vous suivre par votre médecin

Des soucis de santé peuvent s’installer progressivement après la ménopause. Un suivi médical permet de les détecter rapidement et de les prendre en charge.

Après la ménopause installée, des problèmes de santé peuvent apparaitre.

Ces problèmes de santé peuvent être :

  • une sécheresse vaginale responsable de :
    • troubles sexuels : douleurs lors de rapports sexuels et baisse de la libido,
    • vaginite « non infectieuse » ;
  • des troubles urinaires : fuites urinaires et cystites aigues, à répétition;
  • une tendance au surpoids  avec diminution de la masse musculaire et augmentation des tissus graisseux ;
  • une modification de la répartition des graisses qui s’accumulent essentiellement sur le ventre (et beaucoup moins sur les cuisses et les fesses) ;
  • la peau est moins souple et plus sèche ;
  • une ostéoporose : le risque augmente après la ménopause. La perte osseuse s’accélère en raison de la diminution de la capacité du corps à produire du tissu osseux. Il en découle une augmentation du risque de fracture du poignet, de fracture du col du fémur ou de tassement vertébral ;
  • des problèmes cardiovasculaires. Le risque cardiovasculaire   augmente : en effet, la protection naturelle par les hormones disparaît et certains facteurs comme le tabac ou le surpoids accentuent ce risque ;
  • un prolapsus génital;
  • un risque augmenté de cancer de l’utérus et de cancer du sein

Après la ménopause, il est essentiel de vous faire suivre régulièrement par votre médecin traitant ou votre gynécologue.

Il pratique un examen clinique et, tous les 3 ans jusqu’à 65 ans, un frottis de dépistage du  cancer du col de l’utérus.

Il est également indispensable de participer, tous les deux ans, entre 50 et 74 ans, au programme national de dépistage du cancer du sein par mammographie.

À cette même période de vie, entre 50 et 74 ans, vous recevez à votre domicile, tous les 2 ans, un courrier vous invitant à consulter votre médecin traitant au sujet du dépistage du cancer colorectal.

Si votre médecin le juge utile, il vous remet le test de dépistage du cancer colorectal et vous explique comment l’utiliser.

Source : Ameli

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