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Incontinence urinaire

Mécanismes, fréquence et causes de l’incontinence urinaire

L’incontinence urinaire est la perte involontaire des urines par l’urètre. Ce problème de « fuites urinaires » est fréquent et augmente avec l’âge. De très nombreuses causes peuvent être à l’origine d’une incontinence urinaire. De nombreux facteurs de vie la favorisent également.

Des médecins reconnus et expérimentés vous accueilleront au Relais Maternité pour votre suivi médical.

Mécanismes de survenue

L’incontinence urinaire est un écoulement involontaire, non contrôlable, des urines appelé fuite urinaire.

LE MÉCANISME DE SURVENUE DE L’INCONTINENCE URINAIRE (FUITES URINAIRES)

Il existe plusieurs formes d’incontinence urinaire selon le mécanisme de survenue :

  • l’incontinence urinaire d’effort: elle se caractérise par une fuite involontaire des urines. Elle n’est pas précédée par un besoin d’uriner. Elle survient à l’occasion d’un effort : saut, soulèvement de charges, toute activité augmentant la pression abdominale, mais aussi lors d’un effort minime : toux, rire ;
  • l’incontinence urinaire par hyperactivité de la vessie: la fuite urinaire est précédée d’un besoin urgent et incontrôlable d’uriner (besoin impérieux). Les fuites peuvent survenir au repos, la nuit, en dehors de tout effort ;
  • l’incontinence mixte: elle combine les deux types de symptômes.

Il ne faut pas confondre incontinence urinaire et miction par regorgement

Dans la miction par regorgement, la vessie est trop pleine et se vide au goutte à goutte. Des médicaments qui distendent la vessie sont fréquemment en cause. 

FRÉQUENCE DE L’INCONTINENCE URINAIRE EN FRANCE

L’incontinence urinaire concerne au moins 2,6 millions de personnes de plus de 65 ans. Elle peut également toucher les personnes plus jeunes.

Sa fréquence est cependant difficile à estimer. En effet, peu de personnes consultent pour ce motif, considérant que l’incontinence urinaire est liée au vieillissement.

On estime qu’elle touche :

  • environ une femme sur trois de plus de 70 ans ;
  • 7 à 8 % des hommes de 65 ans ;
  • plus de 28 % des hommes de plus de 90 ans.
Les principales causes de l’incontinence urinaire

Il existe de nombreuses causes aux fuites urinaires.

Les causes de l’incontinence urinaire d’efforts

Les fuites urinaires survenant lors d’efforts sont fréquentes :

  • dans la suite d’une grossesse multiple ou d’accouchement difficile (assisté par ventouse ou forceps) ou compliqué (déchirure périnéale…) ;
  • en cas de prolapsus génital chez la femme ;
  • après une chirurgie de la prostate pour adénome de la prostate ou cancer de la prostate  chez l’homme ;
  • après toute intervention chirurgicale de l’abdomen ou du petit bassin.

Les causes de l’incontinence urinaire par hyperactivité de la vessie

L’incontinence urinaire par hyperactivité de la vessie est observée lors :

  • d’une cystite aigue ou d’une pyélonéphrite aigue ;
  • de cancer de la vessie ;
  • de séquelles de radiothérapie du bassin (cystite radique) ;
  • d’un rétrécissement de l’urètre ;
  • de l’augmentation du volume de la prostate chez l’homme : cancer de la prostate, adénome de la prostate ;
  • d’une maladie neurologique, comme la sclérose en plaques, la maladie de parkinson , ou les démences comme la maladie d’Alzheimer
Les différents facteurs favorisant l’incontinence urinaire
L’incontinence urinaire est favorisée par :

  • la grossesse: l’incontinence urinaire est fréquente et s’aggrave au cours de la grossesse (entre le 1er et le 3ème trimestre), puis disparaît le plus souvent spontanément après l’accouchement ;
  • la ménopause  (en raison de la chute hormonale oestroprogestative) ;
  • le vieillissement ;
  • l’obésité ;
  • la constipation chronique    ;
  • La toux chronique ;
  • des erreurs hygiéno-diététiques : consommation excessive de liquides, de caféine, d’alcool , de tabac… ;
  • la prise de certains médicaments, surtout si la personne en prend plusieurs (par exemple des diurétiques, des sédatifs …) ;
  • la réduction de la mobilité due à une maladie physique ou psychique ;
  • l’activité physique intensive.
Les symptômes de l’incontinence urinaire

Devant la présence de fuites urinaires, il est important de consulter. Le médecin traitant évalue l’importance de l’incontinence, son retentissement et en recherche les causes.

La majorité des personnes confrontées à l’incontinence urinaire n’osent pas en parler à leur médecin traitant. Pourtant, il est important d’aborder le sujet avec lui dès l’apparition des symptômes car un traitement est possible et efficace.Il existe différents symptômes de l’incontinence urinaire.Fuites urinaires à l’effortElles surviennent par petits jets, sont d’importance variable (de quelques gouttes à plusieurs millilitres). Au début, elles se produisent lors d’efforts intenses (sport, effort de soulèvement…) Puis, elles surviennent lors d’efforts moindres (tousser, éternuer, marcher…)

Fuites urinaires précédées d’un besoins impérieux (pressant) et non contrôlé d’uriner

Les fuites urinaires sont associées à un besoin soudain et souvent irrépressible d’uriner, sans que la vessie soit nécessairement remplie. Le réflexe de la miction est enclenché trop tôt et peut être favorisé par certaines situations (par exemple, entendre l’eau couler, avoir un fou rire, une frayeur…) Ces fuites urinaires surviennent en dehors de tout effort et même la nuit.

Comment est fait le diagnostic d’incontinence urinaire ?

Dès les premières fuites urinaires, il est important de consulter son médecin traitant.

Le médecin traitant interroge son patient sur :

  • l’ancienneté, les circonstances de survenue de l’incontinence urinaire, le nombre d’épisodes quotidiens et l’abondance des fuites urinaires ;
  • l’existence d’autres troubles urinaires comme une pollakiurie,des difficultés à vider sa vessie ;
  • le retentissement de son incontinence urinaire sur sa qualité de vie ;
  • le nombre de grossesses et les circonstances d’accouchement ;
  • ses autres problèmes de santé (maladies, interventions chirurgicales…) ;
  • les traitements suivis ;
  • ses habitudes de vie.

Après l’examen du patient, le médecin peut lui proposer de tenir un calendrier mictionnel (combien de fois a-t-il uriné, les circonstances qui ont déclenché l’envie d’uriner…) sur une période de deux à trois jours (pas obligatoirement consécutifs). L’objectif est d’estimer la fréquence et les circonstances d’apparition des symptômes.

Le médecin peut également demander un bilan complémentaire :

  • un examen des urines par bandelette urinaire et/ou un examen cyto-bactériologique des urines (ECBU) à la recherche d’une infection urinaire,
  • et d’autres examens (échographie de la vessie, des reins et des voies urinaires, bilan urodynamique…)

De plus, il coordonne, si besoin, le bilan et le suivi avec les autres professionnels de santé (urologue, radiologue, gynécologue, kinésithérapeute…)

Qu’est-ce qu’un bilan urodynamique ?

Le bilan urodynamique est un examen qui permet de mesurer les volumes, les pressions et les débits urinaires. Il peut comprendre éventuellement la mesure des activités électriques du muscle du périnée.

Pour en savoir plus, consulter le site de l’association française d’urologie (AFU)                          

Prévenir l’incontinence urinaire

Tout au long de votre vie, des mesures et des précautions peuvent être prises pour diminuer vos risques de présenter un jour une incontinence urinaire.

UNE PRÉVENTION QUI COMMENCE DÈS L’ENFANCE

L’apprentissage de la miction chez l’enfant est très important. L’enfant doit acquérir les bons réflexes qui contribueront à préserver sa continence urinaire tout au cours de sa vie.

Voici quelques habitudes à expliquer à votre enfant. Une fois prises, ces habitudes sont à conserver à l’âge adulte. Dites à votre enfant de :

  • prendre le temps d’uriner sans pousser. En effet, la pression abdominale risque, à long terme, d’endommager le plancher pelvien et de favoriser le développement d’une incontinence d’effort ;
  • pour les filles, prendre l’habitude de s’essuyer de l’avant vers l’arrière après être allée à la selle afin d’éviter la migration des germes du rectum vers l’urètre et de prévenir les cystites
  • s’installer confortablement (debout pour les garçons, assise, les genoux écartés pour les filles). Cette attitude favorise la décontraction des muscles du périnée, évite d’avoir à pousser, tout en optimisant la vidange ;
  • faire pipi jusqu’à la dernière goutte. Les résidus d’urine dans la vessie favorisent le développement des cystites ;
  • ne jamais interrompre la miction en cours ;
  • ne pas se retenir trop longtemps : aller uriner toutes les 3 heures (avant de partir à l’école, à chaque récréation, au retour à la maison, avant de se coucher). Ce comportement prévient les infections urinaires et permet également d’éviter la rétention des urines due à l’incapacité à se relâcher lorsqu’on s’est retenu trop longtemps, les fuites dues à la difficulté de percevoir ses envies d’uriner ou à des besoins urgents et la constipation  liée à la perte de sensation.

 

CHEZ L’ADULTE : ÉLIMINER LES FACTEURS DE RISQUE

Tout en conservant les bonnes habitudes acquises dès l’enfance, veillez à :

  • prévenir le surpoids et la constipation   par une alimentation saine ;
  • en cas d’infection urinaires, éviter les récidives ;
  • ménager sa vessie : ne pas forcer en urinant et uriner complètement, ne pas se retenir trop souvent ;
  • éviter la pratique prolongée de sports provoquant des à-coups (course, sauts, sports de ballon…) ;
  • après accouchement, ne pas porter de charges lourdes et bien suivre la rééducation du périnée ;
  • après une intervention chirurgicale de l’abdomen ou du petit bassin, respecter les délais fixés par le médecin avant de refaire des efforts ou de porter des charges.

Source : Ameli

Mécanismes de survenue

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